quelques-un d'autre

quelqu’un sonde. quelque chose sonde. des ondes sondent quelques choses en quelqu’un. en quelqu’un quelques sondes ondent quelques-uns en quelqu’un. en quelqu’un quelques-uns sont sondés par des ondes de quelques choses. en quelque chose quelques-uns ondent par des sondes. par des sondes ondent quelques-uns en quelques choses sondantes. des sondes traversent quelqu’un, quelques-uns sont traversés par des sondes de quelqu’un. des sons ondent et sondent en quelqu’un de quelqu’un. des sons de quelqu’un sondent quelqu’un et quelqu’un onde. quelqu’un sonde une boîte de conserve vide d’une sonde invaginée arrière. quelques sondes ont parfois des odeurs. une sonde de quelqu’un onde un nez de quelqu’un. un nez de quelqu’un est sondé des ondes d’une sonde de quelqu’un. des sondes de quelqu’un pénètrent quelqu’un quelque part. quelque part quelqu’un se fait pénétrer par les sondes de quelqu’un. et des sondes se retirent de quelqu’un, des sondes ressortent de quelqu’un et elles ondent. et quelqu’un traverse une sonde d’une vieille caisse de quelqu’un. quelqu’un d’une sonde d’une vieille caisse de quelqu’un est traversé d’une sonde qui onde les sondes sondent les sondes, les sondes sont des sondes, les sons sont des sondes qui sondent, les sondes qui sondent sont des sondes. les sons d’une vieille caisse sondent encore en quelqu’un, en quelqu’un des sondes de quelques-uns sondent sans cesse, sans cesse des sondes de quelques-uns sondent quelqu’un. des sondes étrangères sondent aussi en quelqu’un. quelques sondes sondent sans arrêt quelques-uns.

tu dis toujours quelqu'un, quelqu'un, tu te répètes en quelqu'un. en quelqu'un tu dis toujours quelqu'un, tu te répètes, quelqu'un. et tu dis que c'est les ondes qui sondent, les sondes qui ondent, sondent les ondes qui ondent en sondes. comme l'autre et l'autre qu'ils disent tu dis. tu dis qu'ils disent tu te répètes l'autre et comme l'autre toujours quelqu'un en quelqu'un dis-tu. et tu fais pas ton truc, à toi ton truc et tu fais pas, ton truc à toi pourquoi. c'est pas pareil, pas pareil c'est pas le même, truc même c'est pas pareil. ça répète différemment. l'autre il répète un mot. l'autre un nom répété en verbe répété en adjectif répété en substantif. des répétitions substantivées. des substantifs répétés. des répétitions se substantifient. se substantifient des répétitions substantives qui se répètent. des caisses caisses se caissent. se caissent des caisses caissées. des caisses caissées se caissent dans des transformations substantives répétées. se transforment substantivement des caisses caissées de répétitions. et les substantifs ne sont pas des noms propres, sont des choses, sont des matières de matière faites. se font de matières matiérées. et c'est des noms sales non propres. un travail du substantif au noir. une noire substantivation travaillée.

et l'autre autre? disent-ils tu dis. et l'autre tu dis? de l'autre disent-ils. c'est pas le même, pas même c'est pas pareil. cette fois c'est la vie. une vie sept fois. sept fois une vie cette fois. ou même pas sept. plus que sept cette fois. des vies qui se répètent en une vie. une vie répétée en vies répétées. plus autre chose. autre chose plus qu'une vie répétée en vies. des répétitions de vies dans une parole. des paroles de vies. et pas que répétées en plus. en plus des répétées des vies de paroles. pas des paroles sales mais propre. du propre répété car sale à n'en plus finir d'être propreté. propre parce que pas une vie. des vies sous une parole de vie. des paroles de vie pour libérer des vies. et des libérations c'est moins linéaires que des substantivations, plus circulaire. autour d'un moi ça tourne, ça tourne autour de moi pour te libérer. parce que moi ça enferme, c'est du boulot moi. faut entretenir tout ça moi. un moi c'est tellement de travail à entretenir. faut toujours ramifier moi. ça s'échappe alors faut moi ramifié. moi ramifie, moi enferme dans mes ramifications. moi tellement de ramifications travaillées même pas au noir. gratos le travail moi. moi ça s'entretient gratos, du travail à perte pour limiter mes pertes moi. au lieu de se laisser perdre. se laisser perdre dans les sondes des autres qui ondent. dire je non pas en pensant à l'autre qui écrit qui le dit, mais le dire pour soi, dire je en pensant à moi et non toi. se laisser pénétrer et parler du fion. s'étouffer en disant je et parler du cul. talking out of your arse disent les anglais. parler du fond de ton cul. lire je comme on dirait j'étouffe. dire je en le lisant vraiment. sans transfer. c'est de la connerie les transfers. c'est du travail les transfers à moi, mais pas au noir, pas gratos, un T.I.P à vie les transfers de moi, et pour rien. pour que tout sorte du nez alors qu'il faudrait que ça sorte du cul, du cul de moi pénétré par les sondes des autres. être poreux aux sondes qui ondent au lieu d'être peureux et tout ramifier, tout stratifier en tristesse d'un cartable fouillé, plutôt se laisser fouiller le cul par les sondes que de se faire fouiller le cartable pour penser mieux protéger moi. finit les transfers T.I.P à vie de moi, répéter des je des autres pour en finir des transfers, se laisser se faire répéter les je de la vie, pour foncer droit dans le mur. foncer droit dans le mur, dire je comme une voiture-bélier dans les murs. foncer tout droit à toute vitesse dans la parole. et pas besoin de mots pour parler. plus besoin d'attendre d'avoir des mots pour parler et foncer dans le mur. s'égarer dans le mur en plein foué de paroles taisantes. tu dis je me laisse pénétrer, je répéte pas je me laisse sonder, je copie pas je parle du fond de mon fion, j'y vais, jettons-nous dis-tu, en se perdant, dans la circularité droite de moi, sans transférer quoique ce soit.

et quelqu'un. où est quelqu'un. est quelqu'un où et quelqu'un. quelqu'un et est où quelqu'un. un quelque est quelqu'un où quelques-uns se pénètrent. uns quelques devenant un quelque quelconque. à chaque fois un quelconque un quelque devenant quelques-un. des quelques moins un à chaque fois. quelques-uns pénétrant quelques-un pénétré. un quelconque un à chaque fois pénétré devenant quelques-un pénétrant. et à chaque fois ainsi de suite. de suite à chaque ainsi et fois est quelque un quelconque où se pénètrent quelques-uns en quelques moins un en quelqu'un. et lui disent-ils tu dis. et ce quelques-un dis-tu. ils disent en toi quelques quelconques. quelques moins moi dis-tu. tu dis quelques disent et quelques-un. quelques-un et des vies et des substantifs et des phrases. des phrases et des substantifs et des vies de quelques-un. quelques-un répète des phrases, syntagmes de gauche à droite, de droite au centre, du centre à gauche, puis à droite, puis à gauche de la droite, et à la droite du centre, et au centre de la gauche, et retour au début. quelques syntagmes de quelques-uns répétés en quelques moins un en quelqu'un quelconque. quelconque quelqu'un répété en syntagmes de quelques moins un de quelques-uns. quelques-un répétant des contextes de syntagmes en quelques-uns grammaticaux. des gros mots de syntagmes de grammaires de quelqu'un contextualisés en répétitions de quelques-un. et puis quelques-un à chaque fois quelqu'un d'autre. toi quelques-un un quelqu'un quelconque, et moi un quelqu'un des quelques-un de toi. quelqu'un obligé d'en passer par quelques-un, quelques-uns obligés de pénétrer en quelqu'un, que quelqu'un puisse dire je en quelques-uns, dire je en quelques-uns est où quelques-un arrive, quelques moins un est où quelqu'un dit je en quelques-uns, où quelques-uns disent je en moi, est je en quelques moins un est où toi est moi, moi est où toi en quelques-uns deviennent quelqu'un, mais obligé de passer par quelqu'un pour que je ne dise pas je en toi mais en moi, sans transfer, obligé de me faire pénétrer par quelques-uns en quelques moins un pour que je dise je à la lettre, sans transfer, sans penser à toi. et tout cela par toi obligé, pour que je ne dise pas je à ta place. tout cela et obligé par toi, pour qu'à ta place tu puisses commencer. commencer à ta place pour que tu puisses tout cela par toi et obligé. tout cela pour aborder les problèmes. les problèmes aborder pour tout cela. pour comment en finir en fin. en fin finir pour commment. pour en fin comment en finir. non pas commencer; finir. quelques-un ont toujours déjà commencés en toi. en toi comment finir pour ces quelques-un qui ont tout commencé jadis. et qui naguère commencèrent en quelques-un. quelques-uns jadis qui commencèrent des quelques-un qui naguère ont débuté. quelques moins un toujours au milieu. au milieu quelqu'un entre quelques-un de naguère et quelques-uns de jadis. toi au milieu des sondes toujours, toujours moi traversé par les sondes ondant jadis et sondant naguère. je parle du milieu de toi. du milieu de ceux qui sont devenus toi, moi je parle.

un début de poécit

tomassidoli@lignesdefuites:~$mkdir poécit
tomassidoli@lignesdefuites:~$cd ~/poécit
tomassidoli@lignesdefuites:~/poécit$wordgrinder
╲╱ ╲╱ ╲╱ ╲╱ ╲╱
▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔▔
il tentait, cette fois encore,
de parler en moi. qu'il puisse
chercher à me cerner ainsi,
et ceci sans jamais m'atteindre,
restant à jamais dans ce proces-
sus qu'il entretenait depuis
un certain temps déjà, ne semblait
pas lui venir à la bouche.
-tu n'y arriveras pas lui lis-je.
il ne me répondit.
sous sa langue se cachait
une chose que j'eusse voulue
présente.

-elle ne se présentera pas à toi | une langue ne cache rien.

sans doute cela dut commencer par quelques touches d'une main sur un clavier - ou quelque idée d'une matière spongieuse d'un crâne trépané de sons, de certains goûts, d'images d'un flux visuel à deux vitesses, d'une bouche puante de sa langue grouillante de bactéries cafféinnicotiniques - posé sur une surface plane et relié à un écran de pouces suffisants à ce que ceci puisse être lu.
-je ne vois qu'un écran | une page.

----------------------------------------------------------------------------

-les récits ne sont pas son fort. jamais il ne m'a conté une histoire dont je me souvienne. du moins pas entière. il aimait par dessus tout des commencements qu'il se plaisait à rabibocher entre eux par des liens qu'ils n'avaient jamais entretenus jusqu'ici | là.

dans ce rapport, entrons. mr.sidoli était à son fauteuil d'où son écran, n'ayant d'autre alternative, luminiscait sur le rien de commencé qu'il était. "tout poétient se poécite. se poécite tout poétient. se poétient tout poécite. tout poécite se poétient." l'énoncé était à la mode, à bruxelles, à la fin du venticento dans la cavité vocale de sidoli. qu'il serait tout à fait bientôt incapable de dire en fin, et ceci dans une chambre qui avait sans doute appartenue à certains de ces prédecesseurs, ne le bougea point de son fauteuil. se poécitant en poétient toute une après-midi durant ne lui laissait pas le temps de penser à ces considérations qui se pouvaient penser plus pressantes, à d'autres que moi, si bien qu'il ne bougeât de son écran.

▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁▁
╱╲ ╱╲ ╱╲ ╱╲ ╱╲

un début



clique(z) pour lire.

son statut

Ecrit par tomas sidoli le mer, 11/03/2009 - 17:19.
Dans

* blog
* facebook
* ma fin
* mon début
* statut
* ta fin
* tomas
* ton début

Start: 11/03/2009 - 15:26

Tomas son statut.

Tomas est sur facebook.

Tomas update mon statut.

Tomas met à jour.

Tomas je dis updater.

Tomas dit updater du data.

Tomas écrit un datum.

Tomas un datum de mots fait.

Tomas syntaxe son statut.

Tomas lit loin de moi ici.

Tomas ici-même vient de lire loin de moi.

Tomas se dit que loin de moi dit vrai.

Tomas se contraint à penser dit vrai autant que se puisse dire dit vrai.

Tomas donne rosset.

Tomas ne sait son identité personnelle.

Tomas facebook c'est très moderne,

Tomas facebook permet de consolider son identité sociale.

Tomas facebook fait que je suis controuvé.

Tomas statut facebook controuvé.

Tomas aime trouver des cons.

Tomas et des culs.

Tomas pour mettre bibite au chaud l'hiver.

Tomas et à l'abri du soleil l'été.

Tomas de face en profil.

Tomas n'a plus rien fait depuis des mois.

Tomas n'a plus de statut.

Tomas n'est pas à jour.

Tomas n'a pas été mis-à-jour.

Tomas désormais open source.

Tomas unix avec un l en plus.

Tomas entend une manif' à l'instant.

Tomas passe une manif' d'étudiants dans la rue.

Tomas tambourine avec eux.

Tomas tchatte en direct avec des amis.

Tomas multitask.

Tomas plus rien travailler depuis des mois.

Tomas sauf l'alimentaire.

Tomas des patates, de la purée, des frites, des pommes dauphines,

Tomas et duchesses.

Tomas et légumes pas cher du marché, et des petits pois,

Tomas mâchés bien sûr, ou près-mâchés

Tomas si l'on veut.

Tomas statut sans faim.

Tomas connut la faim.

Tomas pense que ce n'est pas si exceptionnel.

Tomas des cailloux grinçent à sec dans du tissu stomacal.

Tomas suçe un cailloux.

Tomas pour lubrifier tout ça.

Tomas les galets sont chers car pas de saison.

Tomas lut les saisons récemment.

Tomas et la vallée dont elles furent tirées.

Tomas d'où l'usage de temps.

Tomas qui paraît loin d'être simple.

Tomas désolé, blague-cliché pourri.

Tomas (e) car ça dépend.

Tomas bientôt il faudra twitter.

Tomas je twitte, tu twittes, il twitte, etc.

Tomas ne twittera mot de cette histoire.

Tomas a un badge de l'armée noire.

Tomas sur mon pantalon.

Tomas est un soldat.

Tomas peu discipliné.

Tomas à la barbe trop longue.

Tomas pour armée occidentale.

Tomas barbe longue.

Tomas donc terroriste?

Tomas sabotage le ter centre.

Tomas en ne payant pas.

Tomas assez de profits.

Tomas les étagères vont craquer.

Tomas lit sur internet par ip piratée.

Tomas écoute Khanate.

Tomas et scout nibblet.

Tomas surtout kiss.

Tomas et bonnie prince billy.

Tomas et sul'aria.

Tomas et red crayola, et wire, et

Tomas.

Tomas sa mot moma sa mot pour tomas.

Tomas sensible aux voies.

Tomas larmes aux yeux rougis.

Tomas pour réserves d'eau.

Tomas dans le réservoir roux d'un visage de

Tomas.

Tomas pluviomètre roux de poils drus.

Tomas tombés à la hache.

Tomas overwrite son statut.

Tomas s'overwrite des statuts.

Tomas un tomas.

Tomas au pluriel.

Tomas des tomaS.

Tomas statuts statués par touches azerty frappées.

Tomas Ctrl c Tomas Ctrl v pour

Tomas.

Tomas vient de faire du performatif.

Tomas spécule sur le réalisme performatif.

Tomas sur le performatif matérialiste spéculé.

Tomas en bouffant des tartines de speculos en pâte.

Tomas pour info, trouvé chez les belges.

Tomas pas encore essayé fondu tomas-belge.

Tomas nouveau plat de frites maisons plongées en une casserole de pâte speculos fondue.

Tomas se raconte une histoire.

Tomas fait du storytelling apolitique, amarketé.

Tomas c'est l'histoire d'une femme à queue.

Tomas pense aux commentaires de ses amis facebook.

Tomas lit c'est toujours la même.

Tomas oui mais chuter sur un clitoris c'est quand même bien.

Tomas bien même à répétition.

Tomas Ctrl s.

Tomas touche windows + (touche tabulation)2 = deezer

Tomas rubinstein piano trio 2 100.

Tomas Ctrl t.

Tomas armée noire.

Tomas majeur droit sur touchpad direction sud-est.

Tomas tapotement touchpad index droit sur créer un contenu.

Tomas click billet de blog.

Tomas (tap)10 = son statut.

Tomas majeur droit etc click index etc dans un texte:*

Tomas touche windows + (touche tabulation)2 = tomas statut.odt

Tomas majeur droit click.

Tomas Ctrl A puis Ctrl C.

Tomas touche windows + (touche tabulation)2 = http://pennequin.rstin.com/node/add/blog

Tomas majeur index etc droit + Ctrl V =

Tomas statue ma fin ton début.

Tomas il y a trois minutes.

Tomas soumet son statut.

Tomas (se).

Tomas l'ordre des statuts n'est pas logique.

Tomas ou est arrangé.

Tomas ou agencé, bien que cette mode soit en train de passer.

Tomas touche windows + (touche tab etc.= tomas statut.odt

Tomas s'en fout de tes manipulations clavier.

Tomas ok.

Tomas désolé, ajja17 dans le clavier.

Tomas après j'arrête les azertyseries.

Tomas un café froid soluble.

Tomas weller i'm gonna clear out ma head.

Tomas ma tête ne veut pas être débarrassée.

Tomas sa tête bazar jour de soldes.

Tomas où aller dans.

Tomas statut fatigue

Tomas.

Tomas fatigué de statuts.

Tomas j'arrête les qwertyseries.

Tomas azertyseries.

Tomas s'en est assez.

Tomas stp.

Tomas svp?

Tomas ok.

Tomas cette fois-ci vraiment.

Tomas non vraiment cette fois-

Tomas ci ta fin mon début.









* Le blog de tomas sidoli
* Calendrier

une brise|une chansonnette

(t)s -ls status: generating story 3%...

c'est moi qui vai(t)s raconter une histoire.
c'est toi qui va(s) lire une histoire.
une histoire racontée par toi qui va(s) la lire par moi.
une histoire qui va lire c'est toi.
qui vai(t)s lire une histoire c'est moi.
par toi racontée, lue une histoire, par moi.
une histoire open source.
aux sources ouvertes et gratuites une histoire.
aux codes sources gratuits libres et ouverts une histoire.
une histoire non propriétaire modulable.
une histoire compilée aux sources hétérogènes, non binaires.
une histoire, cela n'a jamais été compilée par des sources binaires.
pas plus que certaines histoires systématisées dignes de ce nom.
alors, une histoire.


tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~$ cd /home/tomassidoli/documents/histoires


tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$ ls

l'instinct de suite une image.brouillon 20081021 beckenhauer 20081010 20081009


tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$ touch (t)s


tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$ ls


l'instinct de suite une image.brouillon 20081021 beckenhauer 20081010 20081009 (t)s


tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$

l'instinct de suite

au bout en toine

Ce texte est une suite à un polar de SKK qui parut dans le blog des nuls. il peut être lu ici: SKK/mesrine edition/POLAR

( _________ )Right, so now things are getting even worse, bon maintenant ça se corse encore plus, parce que le truc qui se passe ici là tout de suite, c'est que pendant que je suis dans la salle à regarder ledit film où j'écris l'adaptation anglaise, et où le big big boss défoncé de Mesrine doit rentrer et où les guillemets doivent disparaitre (et là j'ai lu le script du film qui sera projeté dans la salle où je le regarde en écrivant l'adaptation anglaise jusqu'au bout) et bien là, tout d'un coup, il y a des gens du public qui se lèvent et qui disent: "nous sommes de dangereuses machines porno-lettristes, nous appartenons au groupuscule J.QLeeZ (prononcé jenculise) editions, bougez dans la salle et faites comme on vous dit." et là en fait les deux acteurs à poils ils rejoignent les machines porno-lettristes et ils s'adressent au public à travers une caméra DV et ils disent:"hahahahaha, on vous a bien eu hein! vous zavez cru que le groupuscule c'était Mesrine et bien non! c t J.QleeZ!" et là, j'écris tout ce qui se passe en français, parce que le mec à poil me dit de le faire, que l'anglais personne y comprend rien alors il faut continuer en français, et je le fais en bougeant et il me dit qu'il a pénétré les éditions Mesrine sous couverture latex en utilisant son Richard et là il fait HAHAHAHA, il dit je les ai bien eu avec mon histoire de Richard HAHAHAHA, parce qu'en fait on croyait que le jeune homme qui fuckait avec la fille, qu'il s'appelait Richard HAHAHAHA mais non c'était juste son moyen de pénétration pour détourner les éditions Mesrine et créer les éditions J.QLeeZ, et là Richard HAHAHAHA c'est lui qui me dit d'écrire tout ça, et c'est pas très bien, parce que moi je m'amusais plus avec le film Mesrine, mais j'ai pas le choix, alors là en tournant en rond dans la salle tout en tapant l'adaptation anglaise du film en français, toute les 5mins32 je vois un mec ligoté au centre de la salle qui tape sur son clavier mais sur place et je le regarde des yeux, et on dirait qu'il a peur à chaque fois que je le regarde, mais je lui fais pas les yeux doux alors je ne sais pas pourquoi il a peur à chaque fois, je dois oublier quelque chose, c'est peut-être pas le même mec, j'ai toujours des problèmes avec les visages, surtout les visages bâillonnés. et là Richard HAHAHAHA il me dit qu'en fait le big boss défoncé il va pas venir parce qu'il lui a racheté les droits de l'idée des personnes-machines-lettristes mais qu'en fait ce qu'il est en train de faire c'est encore mieux encore plus intello, tellement intello que même les intellos vont rien y comprendre, parce que là il fait des films dans le film de l'autre, et que du coup il y a des groupuscules multiples et des film crew différentes et des publics et que tout ça ça s'interpénètre dans son script de génie et que voilà, il en est presque sûr, il va faire les marches en mai et tout et tout, et que si je tape pas plus vite ça va chauffer, et là en fait je me grouille un peu le cul parce qu'il m'a mis son gun dans le creux du dos juste au-dessus du cul pour que j'avance mais je comprends pas parce que je vois son uzi dans sa main droite, mais bon je préfère pas y penser, alors là ça continue et le film il commence à m'ennuyer un peu surtout qu'il n'y a pas trop d'action là, il fait un peu trop de longs plan-séquences en travelling, surtout qu'on tourne en rond alors c'est toujours la même chose qu'on voit, mais il dit que la durée c'est du nouveau alors faut que les travellings durent, mais ça devient un peu chiant parce que j'ai la DV dans la gueule et j'écris en même temps et je marche et j'ai Richard HAHAHAHA qui me parle sans arrêt et il parle tellement qu'en fait j'écris ce que je veux depuis quelque temps, et je me dis qu'il maîtrise pas du tout son film là, qu'il parle trop et dirige pas assez, alors là je commence à en avoir plein le cul ça fait presque 3 heures qu'on tourne là et je lui dis, c'est quand qu'on va arrêter là! et il me dit ferme ta gueule et filme et puis de toute façon c qu1 rêve, et là moi j'y comprends plus rien, là je sais plus qui est rentré dans le rêve de qui, qui filme qui, qui écrit qui, qui fuck qui, qui philosophe qui, ça part tout en qui qui. et là j’en suis à 5mins23 de tourner-en-rond et du coin de l’oeil j’aperçois le mec bailloné qui crache du bâillon tout maculé de salive rouge et à 5mins32 je m’arrête et Richard HAHAHAHA continue, il parle tant qu’il s’est pas rendu compte que moi je me suis arrêté là devant le mec ligoté au bâillon troué à sa bouche, et là, je me dis que ça manque de références dans ce film, que du coup c’est pas assez intello, alors je sors la DV de ma gueule, et je commence à filmer en vrai pro DVman, et je fais un gros plan sur le trou du bâillon du mec ligoté tout rouge de sang et ses dents sont rouges aussi et on sait plus trop où commencent et finissent les dents les lèvres le bâillon, et puis je me mets à susurrer, Not I, pas moi, Not I, pas moi, Not I, pas moi, tout ça en temps rhytmés réguliers, pour qu’il y ait un peu de cadence dans le truc, pour bien signifier que la durée c’est du nouveau, et tout et tout, puis là, pendant que je filme en gros plan sa bouche et que je susurre Not I, pas moi, etc, le mec ligoté au bâillon rouge-sang troué, et bien il commence à parler, et il parle en même temps que je susurre, et ça fait deux voix superposées, pour que les intellos ils aiment, et il dit ça en gros le mec, il dit, et là on voit une matière spongieuse qui commence à remuer dans le trou du bâillon filmer en gros plan, et qui dit gros plan dit une image-mouvement, une émotion, une pulsion etc, et le mec il dit que “bon ça manque de critique ici, là ça fait quelque temps que ça manque de commentaires, de comments, alors là moi, je suis un critique parisien de cinéma, je suis un critique au cahier du tribunal du cinéma et donc là, ici, je propose de montrer comment on critique, parce que c'est tout un art la critique, c'est tout un art qui tourne autour de 2 questions, celle du commentaire et celle du commenter. donc là je vais pas parler du film qui se déroule en ce moment” et là le mec il continue de parler et moi je tape que c’est quand même super intello le film que je suis en train de faire là, car c’est un film dans le film du film, en plus avec des références et de l’image-mouvement et du méta-cinéma, c’est-à-dire une critique du film en même temps que le film, et en plus avec des voix superposées, et la cadence Not I, pas moi, etc, et le critique il parle toujours, et puis maintenant c’est plus un critique, ou il en est un tout en étant acteur de mon film, et puis tout d’un coup il devient réalisateur en plus, il est un réalisateur virtuel, l’actuel c’est qu’il est là à parler avec sa bouche bâillonnée d’un bâillon troué rouge-sang et le virtuel c’est ce qui va se passer si ça s’actualise, et ça s’actualise, (en gros, parce que c’est plus compliqué que ça, mais pour les intellos qui viennent voir le film, qui le regarde depuis le hangar (vous vous rappellez du hangar quand même?) ou en streaming sur internet, et oui, parce que pendant que je filme de la main gauche en vrai DVman, j’ai branché la DV dans mon macbook et fait en sorte que le film il est maintenant en streaming live sur justintv.com, donc en gros, parce que c’est plus compliqué que ça, pour que les intellos qui regardent le film ils comprennent, et les intellos lambda ça comprend qu’en binaire, ça supporte pas le multiple ou la multiplicité substantive, et bien le mec ligoté au bâillon troué rouge-sang, il est actuellement critique-acteur et réalisateur virtuel) et puis là le virtuel s’actualise parce que le mec, il a une idée de film, c’est une idée super révolutionnaire d’overfilming porno-lettriste-machine, et son idée c’est ça et ils se met à parler à gesticuler du coup et tout, et là je me dis que voilà, dans ce film overfilming révolutionnaire que je suis en train de diffuser et filmer en même temps, j’ai de l’image-mouvement, de l’overfilming, et que quand même, pour que les intellos ils comprennent, il me faut de l’image-temps pour faire la jonction image-mouvement (flèche) overfilming révolutionnaire, alors là, preuve que je suis quand même un pro de l’overfilming porno-lettriste révolutionnaire, de ma main droite, j’ouvre final cut sur mon macbook et je fais le montage du film en direct, et maintenant je filme la bouche du mec ligoté avec la caméra de mon macbook, et avec la DV je filme les scènes que je monte en direct dans le film, et là donc, je fais un zoom arrière et on voit maintenant la bouche bâillonée et les deux yeux du mec ligoté, et là je travaille mon plan et je fais un fondu enchaîné et les yeux du mec, et bien c’est devenu deux trous blancs, donc il y a un champs en profondeur noir avec deux plans trous blancs et un plan la bouche encastrés dans mon champs en profondeur noir, et en fait j’ai fait du surmontage, gardé le gros plan de la bouche qui était mon champs précédent et ajouté les yeux et dans les yeux blancs, dans celui de gauche j’ai un plan de zoom arrière avant de ma bouche qui dit Not I, pas moi, etc, que j’ai filmé à l’instant avec la DV, et je laisse ça en boucle, et dans l’oeil droit devenu trou blanc, et bien je monte les images en direct du plan que je suis en train de filmer avec la DV, et là on voit une vieille clocharde toute nue, et c’est marrant, mais ses seins sont tellement gros et mou qu’ils lui arrivent au genoux, et que quand elle marche, on dirait ronaldhino qui jongle balle au pied!, et elle est hyper laide, et son cul est plein de merde et de PQ rose entremellés collés à ses grosses fesses en cellulite, et sa touffe c’est la fôret amazonienne d’il y a deux siècles tellement elle est poilue, et sa chatte (là il y a un gros plan sur sa chatte dans le trou blanc droit qui n’est plus un trou blanc car il y a de l’image-temps montée en direct en plan par mes soins) elle est tellement croutée qu’on dirait des lèvres gercées à grand coup de froid de sibérie, et là, cette vieille salope de clocharde, elle se met à sucer les gens du hangar, elle se dit qu’en suçant toutes ces queues, qu’elle s’approprie les hommes qui les détiennent, et elle les suce et au début elle avale, et puis au bout de trente queue, elle se dit, mais en fait même en suçant toute ces queues je suis encore emprisonnée par ma condition de femme, et là en fait, au bout de 45 queues elle se libère vraiment parce qu'elle se dit qu'elle va plus avaler. elle va plus avaler parce qu'à la place elle va cracher. elle va garder le sperme dans sa bouche, le faire tourner un peu, et puis elle va se mettre face à l'homme qui l'a rempli, et là, c'est le milieu du plan-séquence, c'est le climax du plan-séquence de l’oeil droit que je suis en train de monter en direct et où on voit tout ce que je suis en train de raconter ici en même tant que je filme et monte et tout et tout, là on la voit cracher le sperme du dernier mec qu’elle vient de suçer, on la voit lui cracher son sperme à la gueule, au mec. elle lui crache son sperme dans la gueule et elle dit 'je t'éjacule à la gueule'. et donc elle fait ça pendant encore 10 queues et là bientôt il n’y aura plus de queues parce que c’est un petit hangar tout de même, et puis pour les cinq dernières, elle suce le mec et elle garde tout dans la bouche pendant qu'elle met un gode, elle dit un strap-on, parce que c'est anglais alors ça fait plus film overfilming porno¬-lettriste-révolutionnaire, alors elle met son strap-on et là, là on la voit en train de fucker Richard HAHAHAHA, et après 2 minutes elle en peut plus tellement c'est orgasmique, et alors là on voit ses joues qui gonflent, et elle essaye de retenir le sperme pour que ça dure plus longtemps, parce qu'elle se dit qu'elle a toujours critiqué les hommes qui duraient que 2 minutes, mais elle là elle en peut déjà plus alors ses joues gonflent au bout de 2 minutes et là, elle dégueule le sperme de Richard HAHAHAHA sur son dos. et là lui, il lui dit putain c'est tout ce que tu as? il lui dit c'est même pas assez long pour cuire un oeuf. et elle elle lui dit qu'elle s'en fout, parce qu'elle lui a giclé sur le dos, et qu'elle est en bon chemin dans son devenir-homme à elle. et pendant tout ce temps que tout ça se passait, on voit les zoom arrière avant de ma bouche, et la bouche de l’acteur-critique devenu réalisteur, et on entend Not I, pas moi, etc, et le synopsis de l’acteur-critique devenu réalisteur, un truc pas du tout overfilming révolutionnaire comme il le prétendait mais un truc hyper-chiant de cinéma d’auteur à la française pourri, et tout ce que disait la vieille clocharde laide avec son strap-on au gland plastic couvert de plein de merde différante, ce qui veut dire qu’il y avait plein de disjonction voir-parler, alors en plus d’avoir de l’image-mouvement, de l’image-temps au champ en profondeur très profond de tous ses plans que je monte sur final cut en direct et les cristaux de temps qui en résulte, en plus on a du cinéma matérialiste, et là mon iphone il arrête plus de sonnner, avec plein de contrats au bout pour mon travail d’overfilming porno-lettriste-révolutionnaire-expérimentale de la part des grands studios de cinéma américain où le film ne sera plus pour les intellos, mais c’est le prix à payer pour des couilles en or, parce qu’avec tous ces contrats que je conclue à l’iphone, je suis en train de me faire des couilles en or, et je vais sur le site internet du compte en banque au Lietchtenstein que je viens d’ouvrir à l’instant, et les milliards arrive en boule, des vrais couilles en or que je suis en train de me faire, et là, tout d’un coup, arrivent dans le hangar trois clodos bourrés buvant de la clara pils, et ils viennent sur moi, et pendant que le premier me pisse sur la jambe gauche, le deuxième me crie des saloperies à la gueule avec ses dents d’alcolo pourries, et le troisième, un grand mec écrivain de polars expérimentals, me fixe dans les yeux et me dit ‘t’aurais pas dû nous piquer notre idée.’

une image. brouillon.

une image apparaît. apparaissent des images. apparaît des images à quelqu'un. à quelqu'un des images apparaissent. apparaît une image. une image de quelqu'un. de quelqu'un une image apparaît. une image de quelqu'un apparaît à quelqu'un. à quelqu'un de quelqu'un apparaît une image. de quelqu'un à quelqu'un une image apparaît. apparaissent des images de quelques-uns à quelques autres. quelques autres images à quelques-uns apparaissent. viennent des images. vient une image à une image. une image vient d'une image à une image. des images viennent entre elles. viennent entre elles des images apparues à d'autres images quelconques. quelqu'un est une image quelconque. une quelconque image est quelque chose de quelqu'un. à quelque chose est une image quelqu'un quelconque. une image quelconque vient à quelque chose de quelqu'un. viennent des bruits. des bruits viennent et sont images. sont images des bruits qui viennent de quelqu'un à quelqu'un. de quelq'un à quelque chose vient un bruit. un bruit vient de quelque chose à quelqu'un. un bruit traverse. traverse quelqu'un un bruit. une image traverse une image. des images traversent des images. se traversent des images. des bruits, quelques choses, quelques-uns, se traversent, viennent, apparaissent, s'entendent, ou pas. des images traversent sans être perçues. sans être entendues des images viennent. quelqu'un est traversé d'images. d'images traversé quelqu'un ne les perçoit pas toutes, ne le peut. quelqu'un séléctionne. des images viennent, traversent, sélectionnent. des images sélectionnent des images. se sélectionnent des images et se perçoivent. des images se sélectionnent et s'entendent. s'actionnent des images. une image traverse une image en s'actionnant. une image se souvient d'une image traversant une image. des images se traversent. un pont. se souvint une image d'un pont. un pont souvenue d'une image. sous un pont de l'eau. une eau de rivière. une eau de rivière en crue vient, passe sous un pont. et un train. un train traverse un pont sur une rivière en crue. quelqu'un traverse un train. traverse quelqu'un un train traverse un pont traverse une eau en crue. et des images viennent. viennent des bruits qui traversent une image. viennent des cris de mouettes. des cris de mouettes traversent quelqu'un. et des canards aux abords du pont. du pont aux abords caquètent des canards que quelqu'un n'entend pas. une image sélectionne des images. viennent des images de caquètement non entendues. et un pont. et une route en dessous. et une route à autos en six voies. six voies d'une autoroute et par dessus un pont. dessus un pont des voitures et dessous des voitures et dans des voitures des personnes, et des bruits, et des choses vues des fenêtres, et des images qui voient des images de fenêtres de voitures sur et sous un pont. traversent un pont des voitures traverse une autoroute un pont traversent des bruits de klaxons des personnes. et au bout d'une route une gare de péage. une gare de péage traversée par des milliers de voitures, des milliers de personnes payant des milliers d'euro pour traverser une barrière, des milliers de personnes passant des milliers de cartes bancaires dans des machines pour que des barrières se lèvent, se lèvent des barrières que des personnes en voitures traversent, et après des kilomètres d'autres barrières, ou des villes, ou des quartiers, et des habitants, et des voitures qui traversent des lieux sans être perçues, des images habitantes ne percevant pas toutes les voitures, bien qu'elles fussent passées, une image ne perçoit pas tout, toutes pleines d'images non perçues, non perçues par des images non perçues, ni entendues elles non plus. et une image parle. parlent des images et entendent, ou pas. des mots et des choses, des images. des signes, des images. (n)s>n-1. une image est faite. voilà, dit une image, une image est faite. est faite d'images une image. d'autres images par d'autres images faites. une image vient à une image. une image d'une image vient à une image. viennent à des images des images d'images. un ordinateur, un écran d'ordinateur, et un clavier, et des mains, et un autre écran d'ordinateur, et des yeux, et des images, des images traversent des images, une image d'images vous vient d'une image d'ici, là-bas une image se fait, ici une image faite se perçoit, ou pas. s'entend une image faite par une image, c'est selon. une image se finit-elle. se finit-elle une image que viennent d'autres images. sans fins d'images en images faites se font des images. un pont, quelqu'un, un mot, un tag, un post, un train, un caquètement, une image, un ordinateur, un écran, des mains, un clavier, des yeux, des images.

20081021

il se lève le matin, regarde l'heure, se dirige vers la cuisine d'où sort une odeur de pain grillé beurré par quelqu'un d'autre, de thé au lait entier; une pâte blanchâtre sur les dents plus tard, peau savonnée sous un jet d'eau chaude, fenêtre d'un film de condensation recouverte, coton contre peau peu à peu séchée, puis coton remontant le long des jambes jusqu'au sexe, puis par dessus les épaules, denim recouvrant les jambes jusqu'à la taille, et encore coton du bout des doigts de pied jusqu'aux chevilles, et chaussettes de cuir enlacées; d'un dos de chaise un manteau pris et mis sur les épaules, main gauche dans poche gauche pour tâter que les clefs, le porte-monnaie sont bien là, puis paquet de cigarettes et briquet ramassés de la table de chevet et placés dans poche droite ; pas vers la porte, ou peut-être un baiser puis pas vers la porte, un dernier regard, un regard de chaque jour la dernière fois, et porte ouverte et refermée, et un tour de clefs, et l'air humide d'un matin de rosé ; bruit des marches arrières en créneaux, des cris des éboueurs du matin, des klaxons d'automobilistes pressés, des commérages aux terrasses de café, du bonjour-se sera tout-merci de la kiosquière ; et il marche vers on ne sait où, journal sous le bras gauche, clope aux lèvres, puis entre index et majeur, puis aux lèvres, et ainsi de suite une vingtaine de fois, ou moins si les poumons aspirent plus fort, cela doit dépendre des matins, et yeux perdus d'un qu'on sait ailleurs, dans ses pensées que l'on dirait sans en être certain, et bien que cela n'y changera rien, d'aucuns se demanderont ce qu'il lui passe par la tête, d'autres pourquoi s'est-il vétû ainsi, certains s'offusqueront de ce qu'il ne dit jamais bonjour, tout de ce qui est du quotidien ; et au bout de la rue, tandis qu'il tourne à gauche et disparaît de vue, on se dit sûrement qu'il continue de marcher inflexible à lui même, en se cachant, pour se rassurer sans doute, qu'en fait, on ne puisse le savoir. et qu'en reste-t-il?

plus tard, on ne peut être plus précis, loin de là, à un ordinateur connecté à sacramento ou londres ou paris ou bordeaux ou saint amand-les-eaux ou lille ou madrid ou montréal ou montreuil ou détroit, au bout d'un temps de lecture de moins de deux minutes ou plus on ne sait pas encore, quelqu'un se posera-t-il et qu'en reste-t-il? le problème posé, partira-t-il, pressé par d'autres billets attendant dans netvibes ou google reader ou quelconque programme de ce genre; se demandera-t-il l'utilité d'une telle interrogation banale?

plus tard encore, la précision ne pouvant être en ce cas qu'a posteriori, quelqu'un tapera google analytics dans la barre d'adresse mozilla, qui s'ouvrira directement si il est déjà connecté à son compte google, qui s'ouvrira après identifiant et mot de passe s'il ne l'est pas. et qu'en restera-t-il sera chiffré et sujet à un nombre important de données. et qu'en restera-t-il?




quelques-un en livre pdf


pour )s lire puissance s

journal d'un étranger en stage d'entreprise

Semaine 1

Lundi 11 Août

Aujourd'hui, mes blattes sont mortes. Ou peut-être hier, je ne sais pas. De toute façon, elles étaient moribondes depuis un certain temps déjà. Il n'y aura pas de célébration religieuse, cela faisait longtemps qu'elles proclamaient la mort de dieu. Tant pis, on boira quand même un coup à leur santé, enterrement ou pas.


J'ai tout de suite téléphoné au garage pour savoir si mon camion était prêt. Le monsieur m'a dit de rappeler dans une demi-heure, que l'atelier était débordé, qu'ils ne pourraient me parler en ce moment. Son manque d'amabilité me laissa supposer qu'ils en étaient encore au café, à neuf heures du matin!


Après avoir fumé quelques cigarettes, je les ai téléphoné de nouveau, au bout de trois quarts d'heure. C'est une voix féminine qui me répondit. Elle m'assura que mon camion était prêt, que je pouvais passer quand je voulais. Avec ma patronne, nous décidâmes d'y aller vers onze heures. Ainsi nous arriverions à la cantine vers midi, juste à temps pour manger. Bien sûr toutes ces planifications furent vaines, car nous dûmes attendre une bonne heure au garage avant qu'ils veuillent bien nous donner le camion.


La matinée m'avait fatigué et j'aurais bien fait la sieste. Cependant, je ne l'ai pas faite. La semaine d'avant on m'avait fait comprendre que je n'étais pas payé pour cela. J'ai donc regardé le téléphone jusqu'à quinze heures, tout en espérant qu'il ne sonnerait pas. Il n'a pas sonné. A quinze heures, je suis parti prendre le bus.


Mardi 12 Août


Ce matin, j’ai dû identifier les corps de mes deux blattes. J’ai confirmé qu’elles étaient les miennes et qu’elles étaient mortes. Le monsieur qui est venu les chercher m’a dit qu’il faudrait faire une autopsie, pour élucider les circonstances de leur mort. Je lui ai dit que je n’étais pas contre, qu’il pouvait le faire, s’il le fallait. J’ai donc consenti à ce qu’elles soient décortiquées. J’ai aussi demandé si je devais déclarer les mortes à la mairie. Il m’a répondu que ce n’était pas nécessaire. Tant mieux, je peux ainsi me réconforter avec l’idée qu’elles ne sont pas mortes, officiellement.


Ensuite ma patronne est arrivée. Des ampoules avaient grillé, je devais les changer. J’ai parfois l’impression que je ne fais que cela, c’est-à-dire que je ne fais qu’illuminer des endroits dépourvus de lumière.


Mercredi 13 Août


Ma patronne a crevé. Cela me fait de la peine, mais pas au point d’en pleurer. C’est ça la vie, les choses arrivent. Ça me fait un peu chier quand même, il va falloir que je lui change sa roue et que je la porte au garage. Je m'en serais passer volontiers, mais bon, la pauvre ne peut plus circuler. En plus, elle s’est garée en plein soleil, je vais encore perdre une bonne quantité de mes sels minéraux. Au garage ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de crevaison, que l’air s’était échappé comme par miracle. Ce n’est pas grave.


Une secrétaire vient juste de me téléphoner pour me dire que son téléphone était en panne. Je lui ai dit qu’il ne devait pas vraiment être en panne, puisqu’elle me téléphonait. Elle téléphone depuis son poste de secours, un poste tout simple, sans toutes les options, c’est-à-dire les rappels automatiques, la fonction conférence, les transferts, etc... Je téléphone donc à la société Bosch qui s’occupe des téléphones. Ils m’engueulent et me disent qu’ils ne s’appellent plus Bosch mais Tenovis ou Tenaudis, je ne sais plus. Je m’excuse de mon ignorance.


C’est bon, le téléphone est réparé, je puis donc rentrer chez moi tranquille.


Jeudi 14 Août


J’ai passé ma journée dans les faux plafonds. Il y avait des fuites de partout. Je n’ai que constaté les dégâts, je ne suis pas habilité à intervenir. J’ai donc faxé un machin, un bon d’intervention au plombier. Je me demande parfois s’il ne fait pas exprès de mal réparer les fuites, pour se donner plus de travail. Personnellement, je m’en fous, ce n’est pas moi qui paye, mais je lui fais tout de même des fax sans arrêt. Quand je suis redescendu de mes faux plafonds, j’ai re-fixé un extincteur au mur. Le pauvre était tombé.


Après mes efforts de ce matin, j’était content de faire ma permanence téléphonique. Comme d’habitude, il n’y avait rien à signaler. J’ai donc lu le journal. Des milliers de gens crèvent de chaud en ce moment, c’est-à-dire qu’ils meurent, ce n’est pas qu’une simple expression pour dire qu’il fait chaud. Moi aussi je crève de chaud, même avec la clim.


Vendredi 15 Août


Aujourd’hui je ne travaille pas. C’est dommage, on ne fait rien et on gagne deux fois plus les jours fériés. Tant pis.

beckenhauer

je pourrais commencer in medias res, et vous jeter en plein dans l'action. mais il y aurait un besoin d'action, pour commencer ainsi. il serait sans doute plus convenable que je me présente de prime abord. car je parlerai de moi, non de vous. vous, vous ne ferez que lire, si vous en auriez la patience. mais je dois déjà vous ennuyer. il est vrai que mon début in medias res est, comment dirais-je, un peu échoué. cela n'a pas d'importance, me donneriez-vous une seconde chance, un nouveau départ pour ainsi dire, j'essaierai de faire mieux, de me surpasser. remarquez, ce ne sera qu'un nouvel essai, car je doute considérablement de mon abilité à me surpasser, à mon âge.

je suis assis au bureau de mes prédécesseurs, c'est moi qui y écrit désormais. je ne sais pas comment j'y suis arrivé; sans doute par l'écriture, certainement d'avoir trop lu de livres. on ne sait jamais vraiment comment on se fourre dans un tel pétrin, encore moins comment s'en sortir. ils m'ont aidé, je ne serais jamais arrivé ici tout seul. il apparaît qu'ils m'aient laissé de quoi travailler cependant. ce n'est pas sûr, continuons. je vais faire l'inventaire de mon kit de survie sur le champs, que les choses soient claires dès le départ, que vous puissiez discerner l'énormité de ma pitoyable situation.

j'ai les outils suivants à disposition: un petit bureau d'écolier comme ils en fabriquaient jadis, avec un encrier et une rainure à stylets, mais sans chaise. je suis assis sur un carton, ce qui est mieux que rien, mais je doute sincèrement qu'il fasse la distance, mon carton. au moins aurais-je l'honneur de finir debout, ce qui n'est pas donné à tout un chacun. j'ai aussi, bien sûr, de quoi écrire, c'est-à-dire deux stylos bille bic noir, trois carnets moleskine, un ordinateur portable acer aspire 5600 et un réseau wifi, qui bien qu'opérationnel, n'opère pas de cette pièce. peut-être ne devrais-je pas mentionner la marque des choses, mais tant pis, cela est fait. sur le bureau se trouvent aussi une lampe de chevet et quatre ampoules à vis 100w. connaissant leur humour, ses petits bouffons m'auraient volontiers laissé avec rien d'autre que des bougies. mais ceci est tout de même le vingt et unième siècle, personne n'y aurait cru, vous encore moins. il ne m'apparaît pas qu'ils m'aient laissé de sous. peut-être l'ont-ils caché. remarquez, cela occupera le temps, de chercher des sous. il est divertissant d'écrire, mais cela devient vite ennuyant, surtout lorsqu'on écrit de telle merde. j'espère seulement qu'ils l'ont bien caché, l'argent, que la partie puisse durer, que j'y puisse m'y exalter.

maintenant que ma position est claire, je vais pouvoir peut-être enfin me présenter. mon nom est beckenhauer.

( à suivre)

20081010

oui jadis naguère ne sait plus quelle différence il sait plus pas d'importance il voulut s'éloigner de lui mais non ça ne passait pas ne passerait pas de vouloir s'écarter d'avoir envie de choses passera pas non merci d'indéfini des articles définis ils ne savaient lire autre chose la chose la personne l'individu la généralité oui à tout ça oui ça c'est bien ça ça c'est général de l'indéfini défini c'est ça oui c'est ça ça ça n'est rien d'autre et puis les points aussi et les virgules ils voulaient des virgules ils voulurent des points. en voilà un, en voici un? ceci cela, et tatata. ils voulurent, il disait ne voulez pas, ce que vous voudrez mais ne voulez pas mais ça ne changeait pas, ils voulurent. des arbres, oui, des arbres et des oiseaux, n'importe lesquels pourvu qu'il y eusse des oiseaux et des arbres, il disait des hêtres, des pics noirs? des saules pleureurs, des poules d'eau? non, l'arbre, l'oiseau voilà ce qu'on veut. hêtres et sapins? on s'en fout, de l'arbre, on veut de l'arbre et de l'oiseau. jadis, l'hêtre, c'était le temps d'antan, watteau, le roccoco naissant mais d'hêtres, non pas d'hêtres chez jadis, non plus naguerre, naguerre des platanes, des routes, des platanes, aussi des hêtres, plus haut, au-dessus de 800 en dessous de 1500, et un chemin, des chemins, et des sapins aussi, pas de noël, épicéa de noël, épicéa i sur v en haut, étoile pas obligatoire, ange non plus, sapin, comme le n en haut, sous la foudre, courrir sous un sapin, pauvres gens foudroyés d'avoir cru au sapin de noël. non, non, pas ça, de l'arbre, on s'en fout, on veut un arbre, n'importe lequel, et de l'histoire, de la narration, un arbre un oiseau, toi. toi, on veut que tu parles, on veut s'identifier, on a besoin de s'identifier, pas capable tout seul.

je n'avais jamais parlé de moi. ils me veulent parler de moi. moi je qu'ils veulent. je moi qui fait quoi. je ne sais pas. il faisait beau, mauvais, plutôt couvert. le ciel, un ciel, d'automne, orangé, teinté d'un bleu verdâtre. non, mauvais, biffurez moi ça.

je suis devant l'ordinateur de ma mère. je ne sais pas comment j'y suis parvenu, par décès quelconque sans doute, une mort très certainement. j'en aurais quand même bientôt tout à fait terminé. plus qu'un ou deux vouloir encore, de la vieille bonne musique irlandaise de naguerre, bientôt de jadis, plus tôt, plus tôt qu'on le croira tous. que veus-je donc ici? que me voulurent-ils en fin.

du pastiche et du nom. ils veulent du pastiche et du nom. un nom en voici un: beckenhauer. un pastiche, demain ou après.

20081009

il y a des jours avec des lumières différentes chaque jour et des nuits aussi; des nuits à lumière de lampadaires, à lumière 60w, à lumière 100w, sans lumière particulière, mais jamais une nuit noire. sauf une fois, dans un trou, les yeux à terre, mais c'était un jour. plus debout. sur un sol, plus debout, dans un sol, debout, avec des formes tout autour, des bras, des têtes, des murs de béton, des enseignes, des lignes blanches au sol, glissantes sous de l'eau, des vélos, des bus, des phares, des gouttes, lumière à phares séparée par des gouttes, des diffractions, plus debout, par terre, au sol, lignes blanches réfléchissantes sous l'eau de gouttes, vroum, vroum, ding, ding, blah, blah, attention, fait quoi, reçu un mail de, sandwich cher, des kickers, des nikes, goodyear. c'était un jour, mais les yeux à terre, sauf une fois, dans un trou. sans lumière particulière, à lumière 60w, à 100w lumière, de lampadaires à lumière des nuits. des nuits aussi, chaque jour des lumières différentes avec des jours il y a. sandwich mail de, reçu cher, des goodyear, quoi des nikes, fait des kickers, blah, attention, blah, vroum, ding, gouttes de l'eau, sous vroum, lignes ding réfléchissantes blanches, plus au sol, des par terre debout, diffractions, séparée des gouttes à phares par lumière, des phares gouttes, des glissantes de l'eau, sous des bus, au sol des phares, blanches des lignes enseignes, des debout, de béton murs des, têtes des, bras, des tout autour, formes avec des, un sol dans debout, debout plus un sol sur debout plus. poubelle, à genoux, papier, échos, tribune déborde, main poubelle, papier pulpe, 12:58, +2,13%, 40, 3571,25, cac, cac à poubelle, papier, genoux, échos déborde tribune, main pulpe papier, poubelle, cac 40, 3572,88, +2,17%, 12:56, pied, devant, pied, derrière, et ainsi de suite, pied derrière, devant pied, jambe, devant, derrière, bras gauche devant, bras droit derrière, bras gauche derrière, bras droit devant, tête, gauche droite, droite gauche yeux, goutte arcade, lignes blanches, pas vroum vroum, ni ding ding, jambe gauche derrière, devant jambe droite, et ainsi de suite deux cent trente six fois et demi, main porte, poussée, poche clef main, serrure, tournée, jambe, bras, tête, yuex, etc, écran soulevé à 90°, index bouton i dans o, chauffe, chauffe, temps, chauffe temps, didi didi, majeur, touchpad, touchpad majeur, flêche, zigzag, zigzag doigt touchpad flêche, tap tap tap tap tap tap, ft.com, 100 ftse, +61.39, +1.41%, 11:54 bst, 4,428, tap tap tap tap tap tap tap, wsj.com, tap en -, merci mozilla, 7:12 am, -0.83%, 1740.33, nasdaq*, -14.55, *at close, *at close = 20081008, soudtrack = http://www.deezer.com/#music/result/all/schubert%20piano%20trio%20e-flat%20opus%20100, 200809 soundtrack = http://www.deezer.com/#music/result/all/sarabande%20handel, main écran à plat, (jambe derrière bras devant tête yeux gauche droite main poche clef etc)79, tradigraine, 1.15E, main poche blouson monnaie porte, cling cling, merci, au revoir, bonne journée, lèvres en U, blah blah, (bras derrière tête devant jambe yeux droite gauche etc)81, main poche clef, porte lumière froid beurre, main couteaux, main pain, pain couteau beurre, bouche, non dent, bouche, dent, salive, etc.
Creative Commons License
lignesdefuites.blogspot.com by tomas sidoli is licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-Share Alike 2.0 France License.
Based on a work at lignesdefuites.blogspot.com..