un début de poécit
tomassidoli@lignesdefuites:~$cd ~/poécit
tomassidoli@lignesdefuites:~/poécit$wordgrinder
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il tentait, cette fois encore,
de parler en moi. qu'il puisse
chercher à me cerner ainsi,
et ceci sans jamais m'atteindre,
restant à jamais dans ce proces-
sus qu'il entretenait depuis
un certain temps déjà, ne semblait
pas lui venir à la bouche.
-tu n'y arriveras pas lui lis-je.
il ne me répondit.
sous sa langue se cachait
une chose que j'eusse voulue
présente.
-elle ne se présentera pas à toi | une langue ne cache rien.
-je ne vois qu'un écran | une page.
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son statut
Dans
* blog
* ma fin
* mon début
* statut
* ta fin
* tomas
* ton début
Start: 11/03/2009 - 15:26
Tomas son statut.
Tomas est sur facebook.
Tomas update mon statut.
Tomas met à jour.
Tomas je dis updater.
Tomas dit updater du data.
Tomas écrit un datum.
Tomas un datum de mots fait.
Tomas syntaxe son statut.
Tomas lit loin de moi ici.
Tomas ici-même vient de lire loin de moi.
Tomas se dit que loin de moi dit vrai.
Tomas se contraint à penser dit vrai autant que se puisse dire dit vrai.
Tomas donne rosset.
Tomas ne sait son identité personnelle.
Tomas facebook c'est très moderne,
Tomas facebook permet de consolider son identité sociale.
Tomas facebook fait que je suis controuvé.
Tomas statut facebook controuvé.
Tomas aime trouver des cons.
Tomas et des culs.
Tomas pour mettre bibite au chaud l'hiver.
Tomas et à l'abri du soleil l'été.
Tomas de face en profil.
Tomas n'a plus rien fait depuis des mois.
Tomas n'a plus de statut.
Tomas n'est pas à jour.
Tomas n'a pas été mis-à-jour.
Tomas désormais open source.
Tomas unix avec un l en plus.
Tomas entend une manif' à l'instant.
Tomas passe une manif' d'étudiants dans la rue.
Tomas tambourine avec eux.
Tomas tchatte en direct avec des amis.
Tomas multitask.
Tomas plus rien travailler depuis des mois.
Tomas sauf l'alimentaire.
Tomas des patates, de la purée, des frites, des pommes dauphines,
Tomas et duchesses.
Tomas et légumes pas cher du marché, et des petits pois,
Tomas mâchés bien sûr, ou près-mâchés
Tomas si l'on veut.
Tomas statut sans faim.
Tomas connut la faim.
Tomas pense que ce n'est pas si exceptionnel.
Tomas des cailloux grinçent à sec dans du tissu stomacal.
Tomas suçe un cailloux.
Tomas pour lubrifier tout ça.
Tomas les galets sont chers car pas de saison.
Tomas lut les saisons récemment.
Tomas et la vallée dont elles furent tirées.
Tomas d'où l'usage de temps.
Tomas qui paraît loin d'être simple.
Tomas désolé, blague-cliché pourri.
Tomas (e) car ça dépend.
Tomas bientôt il faudra twitter.
Tomas je twitte, tu twittes, il twitte, etc.
Tomas ne twittera mot de cette histoire.
Tomas a un badge de l'armée noire.
Tomas sur mon pantalon.
Tomas est un soldat.
Tomas peu discipliné.
Tomas à la barbe trop longue.
Tomas pour armée occidentale.
Tomas barbe longue.
Tomas donc terroriste?
Tomas sabotage le ter centre.
Tomas en ne payant pas.
Tomas assez de profits.
Tomas les étagères vont craquer.
Tomas lit sur internet par ip piratée.
Tomas écoute Khanate.
Tomas et scout nibblet.
Tomas surtout kiss.
Tomas et bonnie prince billy.
Tomas et sul'aria.
Tomas et red crayola, et wire, et
Tomas.
Tomas sa mot moma sa mot pour tomas.
Tomas sensible aux voies.
Tomas larmes aux yeux rougis.
Tomas pour réserves d'eau.
Tomas dans le réservoir roux d'un visage de
Tomas.
Tomas pluviomètre roux de poils drus.
Tomas tombés à la hache.
Tomas overwrite son statut.
Tomas s'overwrite des statuts.
Tomas un tomas.
Tomas au pluriel.
Tomas des tomaS.
Tomas statuts statués par touches azerty frappées.
Tomas Ctrl c Tomas Ctrl v pour
Tomas.
Tomas vient de faire du performatif.
Tomas spécule sur le réalisme performatif.
Tomas sur le performatif matérialiste spéculé.
Tomas en bouffant des tartines de speculos en pâte.
Tomas pour info, trouvé chez les belges.
Tomas pas encore essayé fondu tomas-belge.
Tomas nouveau plat de frites maisons plongées en une casserole de pâte speculos fondue.
Tomas se raconte une histoire.
Tomas fait du storytelling apolitique, amarketé.
Tomas c'est l'histoire d'une femme à queue.
Tomas pense aux commentaires de ses amis facebook.
Tomas lit c'est toujours la même.
Tomas oui mais chuter sur un clitoris c'est quand même bien.
Tomas bien même à répétition.
Tomas Ctrl s.
Tomas touche windows + (touche tabulation)2 = deezer
Tomas rubinstein piano trio 2 100.
Tomas Ctrl t.
Tomas armée noire.
Tomas majeur droit sur touchpad direction sud-est.
Tomas tapotement touchpad index droit sur créer un contenu.
Tomas click billet de blog.
Tomas (tap)10 = son statut.
Tomas majeur droit etc click index etc dans un texte:*
Tomas touche windows + (touche tabulation)2 = tomas statut.odt
Tomas majeur droit click.
Tomas Ctrl A puis Ctrl C.
Tomas touche windows + (touche tabulation)2 = http://pennequin.rstin.com/node/add/blog
Tomas majeur index etc droit + Ctrl V =
Tomas statue ma fin ton début.
Tomas il y a trois minutes.
Tomas soumet son statut.
Tomas (se).
Tomas l'ordre des statuts n'est pas logique.
Tomas ou est arrangé.
Tomas ou agencé, bien que cette mode soit en train de passer.
Tomas touche windows + (touche tab etc.= tomas statut.odt
Tomas s'en fout de tes manipulations clavier.
Tomas ok.
Tomas désolé, ajja17 dans le clavier.
Tomas après j'arrête les azertyseries.
Tomas un café froid soluble.
Tomas weller i'm gonna clear out ma head.
Tomas ma tête ne veut pas être débarrassée.
Tomas sa tête bazar jour de soldes.
Tomas où aller dans.
Tomas statut fatigue
Tomas.
Tomas fatigué de statuts.
Tomas j'arrête les qwertyseries.
Tomas azertyseries.
Tomas s'en est assez.
Tomas stp.
Tomas svp?
Tomas ok.
Tomas cette fois-ci vraiment.
Tomas non vraiment cette fois-
Tomas ci ta fin mon début.
* Le blog de tomas sidoli
* Calendrier
(t)s -ls status: generating story 3%...
c'est toi qui va(s) lire une histoire.
une histoire racontée par toi qui va(s) la lire par moi.
une histoire qui va lire c'est toi.
qui vai(t)s lire une histoire c'est moi.
par toi racontée, lue une histoire, par moi.
une histoire open source.
aux sources ouvertes et gratuites une histoire.
aux codes sources gratuits libres et ouverts une histoire.
une histoire non propriétaire modulable.
une histoire compilée aux sources hétérogènes, non binaires.
une histoire, cela n'a jamais été compilée par des sources binaires.
pas plus que certaines histoires systématisées dignes de ce nom.
alors, une histoire.
tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~$ cd /home/tomassidoli/documents/histoires
tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$ ls
l'instinct de suite une image.brouillon 20081021 beckenhauer 20081010 20081009
tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$ touch (t)s
tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$ ls
l'instinct de suite une image.brouillon 20081021 beckenhauer 20081010 20081009 (t)s
tomassidoli@lignesdefuites-blogspot:~/histoires$
l'instinct de suite
Ce texte est une suite à un polar de SKK qui parut dans le blog des nuls. il peut être lu ici: SKK/mesrine edition/POLAR
une image. brouillon.
20081021
plus tard, on ne peut être plus précis, loin de là, à un ordinateur connecté à sacramento ou londres ou paris ou bordeaux ou saint amand-les-eaux ou lille ou madrid ou montréal ou montreuil ou détroit, au bout d'un temps de lecture de moins de deux minutes ou plus on ne sait pas encore, quelqu'un se posera-t-il et qu'en reste-t-il? le problème posé, partira-t-il, pressé par d'autres billets attendant dans netvibes ou google reader ou quelconque programme de ce genre; se demandera-t-il l'utilité d'une telle interrogation banale?
plus tard encore, la précision ne pouvant être en ce cas qu'a posteriori, quelqu'un tapera google analytics dans la barre d'adresse mozilla, qui s'ouvrira directement si il est déjà connecté à son compte google, qui s'ouvrira après identifiant et mot de passe s'il ne l'est pas. et qu'en restera-t-il sera chiffré et sujet à un nombre important de données. et qu'en restera-t-il?
journal d'un étranger en stage d'entreprise
Lundi 11 Août
Aujourd'hui, mes blattes sont mortes. Ou peut-être hier, je ne
J'ai tout de suite téléphoné au garage pour savoir si mon camion était prêt. Le monsieur m'a dit de rappeler dans une demi-heure, que l'atelier était débordé, qu'ils ne pourraient me parler en ce moment. Son manque d'amabilité me laissa supposer qu'ils en étaient encore au café, à neuf heures du matin!
Après avoir fumé quelques cigarettes, je les ai téléphoné de nouveau, au bout de trois quarts d'heure. C'est une voix féminine qui me répondit. Elle m'assura que mon camion était prêt, que je pouvais passer quand je voulais. Avec ma patronne, nous décidâmes d'y aller vers onze heures. Ainsi nous arriverions à la cantine vers midi, juste à temps pour manger. Bien sûr toutes ces planifications furent vaines, car nous dûmes attendre une bonne heure au garage avant qu'ils veuillent bien nous donner le camion.
La matinée m'avait fatigué et j'aurais bien fait la sieste. Cependant, je ne l'ai pas faite. La semaine d'avant on m'avait fait comprendre que je n'étais pas payé pour cela. J'ai donc regardé le téléphone jusqu'à quinze heures, tout en espérant qu'il ne sonnerait pas. Il n'a pas sonné. A quinze heures, je suis parti prendre le bus.
Mardi 12 Août
Ce matin, j’ai dû identifier les corps de mes deux blattes. J’ai confirmé qu’elles étaient les miennes et qu’elles étaient mortes. Le monsieur qui est venu les chercher m’a dit qu’il faudrait faire une autopsie, pour élucider les circonstances de leur mort. Je lui ai dit que je n’étais pas contre, qu’il pouvait le faire, s’il le fallait. J’ai donc consenti à ce qu’elles soient décortiquées. J’ai aussi demandé si je devais déclarer les mortes à la mairie. Il m’a répondu que ce n’était pas nécessaire. Tant mieux, je peux ainsi me réconforter avec l’idée qu’elles ne sont pas mortes, officiellement.
Ensuite ma patronne est arrivée. Des ampoules avaient grillé, je devais les changer. J’ai parfois l’impression que je ne fais que cela, c’est-à-dire que je ne fais qu’illuminer des endroits dépourvus de lumière.
Mercredi 13 Août
Ma patronne a crevé. Cela me fait de la peine, mais pas au point d’en pleurer. C’est ça la vie, les choses arrivent. Ça me fait un peu chier quand même, il va falloir que je lui change sa roue et que je
Une secrétaire vient juste de me téléphoner pour me dire que son téléphone était en panne. Je lui ai dit qu’il ne devait pas vraiment être en panne, puisqu’elle me téléphonait. Elle téléphone depuis son poste de secours, un poste tout simple, sans toutes les options, c’est-à-dire les rappels automatiques, la fonction conférence, les transferts, etc... Je téléphone donc à la société Bosch qui s’occupe des téléphones. Ils m’engueulent et me disent qu’ils ne s’appellent plus Bosch mais Tenovis ou Tenaudis, je ne
C’est bon, le téléphone est réparé, je puis donc rentrer chez moi tranquille.
Jeudi 14 Août
J’ai passé ma journée dans les faux plafonds. Il y avait des fuites de partout. Je n’ai que constaté les dégâts, je ne suis pas habilité à intervenir. J’ai donc faxé un machin, un bon d’intervention au plombier. Je me demande parfois s’il ne fait pas exprès de mal réparer les fuites, pour se donner plus de travail. Personnellement, je m’en fous, ce n’est pas moi qui paye, mais je lui fais tout de même des fax sans arrêt. Quand je suis redescendu de mes faux plafonds, j’ai re-fixé un extincteur au mur. Le pauvre était tombé.
Après mes efforts de ce matin, j’était content de faire ma permanence téléphonique. Comme d’habitude, il n’y avait rien à signaler. J’ai donc lu le journal. Des milliers de gens crèvent de chaud en ce moment, c’est-à-dire qu’ils meurent, ce n’est pas qu’une simple expression pour dire qu’il fait chaud. Moi aussi je crève de chaud, même avec la clim.
Vendredi 15 Août
beckenhauer
je suis assis au bureau de mes prédécesseurs, c'est moi qui y écrit désormais. je ne sais pas comment j'y suis arrivé; sans doute par l'écriture, certainement d'avoir trop lu de livres. on ne sait jamais vraiment comment on se fourre dans un tel pétrin, encore moins comment s'en sortir. ils m'ont aidé, je ne serais jamais arrivé ici tout seul. il apparaît qu'ils m'aient laissé de quoi travailler cependant. ce n'est pas sûr, continuons. je vais faire l'inventaire de mon kit de survie sur le champs, que les choses soient claires dès le départ, que vous puissiez discerner l'énormité de ma pitoyable situation.
j'ai les outils suivants à disposition: un petit bureau d'écolier comme ils en fabriquaient jadis, avec un encrier et une rainure à stylets, mais sans chaise. je suis assis sur un carton, ce qui est mieux que rien, mais je doute sincèrement qu'il fasse la distance, mon carton. au moins aurais-je l'honneur de finir debout, ce qui n'est pas donné à tout un chacun. j'ai aussi, bien sûr, de quoi écrire, c'est-à-dire deux stylos bille bic noir, trois carnets moleskine, un ordinateur portable acer aspire 5600 et un réseau wifi, qui bien qu'opérationnel, n'opère pas de cette pièce. peut-être ne devrais-je pas mentionner la marque des choses, mais tant pis, cela est fait. sur le bureau se trouvent aussi une lampe de chevet et quatre ampoules à vis 100w. connaissant leur humour, ses petits bouffons m'auraient volontiers laissé avec rien d'autre que des bougies. mais ceci est tout de même le vingt et unième siècle, personne n'y aurait cru, vous encore moins. il ne m'apparaît pas qu'ils m'aient laissé de sous. peut-être l'ont-ils caché. remarquez, cela occupera le temps, de chercher des sous. il est divertissant d'écrire, mais cela devient vite ennuyant, surtout lorsqu'on écrit de telle merde. j'espère seulement qu'ils l'ont bien caché, l'argent, que la partie puisse durer, que j'y puisse m'y exalter.
maintenant que ma position est claire, je vais pouvoir peut-être enfin me présenter. mon nom est beckenhauer.
( à suivre)
20081010
je n'avais jamais parlé de moi. ils me veulent parler de moi. moi je qu'ils veulent. je moi qui fait quoi. je ne sais pas. il faisait beau, mauvais, plutôt couvert. le ciel, un ciel, d'automne, orangé, teinté d'un bleu verdâtre. non, mauvais, biffurez moi ça.
je suis devant l'ordinateur de ma mère. je ne sais pas comment j'y suis parvenu, par décès quelconque sans doute, une mort très certainement. j'en aurais quand même bientôt tout à fait terminé. plus qu'un ou deux vouloir encore, de la vieille bonne musique irlandaise de naguerre, bientôt de jadis, plus tôt, plus tôt qu'on le croira tous. que veus-je donc ici? que me voulurent-ils en fin.
du pastiche et du nom. ils veulent du pastiche et du nom. un nom en voici un: beckenhauer. un pastiche, demain ou après.




